Cette Sainte était sœur du grand Saint Benoît. Elle eut comme lui le bonheur de se consacrer à Dieu dès sa jeunesse.

Il y a beaucoup d’apparence que le lieu de sa retraite n’était pas éloigné du mont Cassin, où Saint Benoît demeurait. Elle visitait son frère une fois tous les ans ; et le Saint sortait de son monastère pour aller la recevoir dans un lieu du voisinage et de la dépendance de cette maison.

Ces visites se passaient dans les louanges de Dieu et dans des entretiens spirituels. Scolastique étant venue un jour, selon sa coutume, Benoît l’alla recevoir, accompagné de quelques-uns de ses religieux. Ils passèrent la journée à chanter des psaumes et à conférer des choses du ciel, et sur le soir ils se mirent à table pour prendre leur réfection.

Après le repas, Scolastique pria instamment son frère de demeurer cette nuit avec elle, afin qu’ils pussent s’entretenir jusqu’au lendemain matin du bonheur de l’autre vie, Saint Benoît, craignant de donner à ses disciples un exemple de relâchement, lui dit qu’ils ne pouvaient passer la nuit hors de leur monastère. Alors Scolastique mettant ses mains jointes sur la table, et baissant la tête sur ses mains, fit sa prière à Dieu en répandant beaucoup de larmes. À peine s’était-elle relevée, qu’il vint des éclairs, des tonnerres et une pluie si violente, que Saint Benoît ni les frères qui étaient avec lui ne purent mettre le pied hors de la maison. Il s’en plaignit à sa sœur, en disant : « Dieu vous le pardonne, ma sœur ; mais qu’avez-vous fait ? » Elle lui répondit : « Je vous ai demandé une grâce, et vous me l’avez refusée ; j’ai prié le Seigneur, et il m’a exaucée. » Ils passèrent donc la nuit à s’entretenir de la vie spirituelle. Le lendemain ils retournèrent chacun chez soi.

Mais, trois jours après, Saint Benoît étant dans son monastère, et levant les veux, vit l’âme de sa sœur s’élever au ciel en forme de colombe. Ravi de sa gloire, il rendit grâces à Dieu, déclara sa mort aux frères, et les envoya pour apporter le corps à son monastère. Il le fit mettre dans le tombeau qu’il avait préparé pour lui-même, afin que leurs corps fussent unis après la mort comme leurs cœurs l’avaient été pendant la vie. C’est tout ce que l’on sait de cette Sainte, que l’on présume être morte vers l’an 548.

PRATIQUE

Évitons les paroles inutiles. Si la charité n’est le motif des visites des conversations, elles sont très-dangereuses. Si nous aimions Jésus-Christ ; il sera le principal sujet de nos conversations. Nous disons peu de chose de la piété, parce que nous en avons peu dans le cœur.

Prière

Seigneur, gravez votre sainte loi dans nos cœurs ; mettez-y un désir ardent de vous posséder dans votre royaume, afin que nous ne parlions que de ce que nous devons aimer.

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