Né à Castronuovo, dans le royaume de Naples, Lancelot Avellin fit paraître dès son enfance les plus heureuses dispositions à la vertu.

Il était beau comme les anges, et il sut, par la vigilance et la prière, demeurer chaste comme eux. Il embrassa la cléricature et se fit recevoir docteur en droit. Attaché à un tribunal ecclésiastique, il lui arriva dans une plaidoirie de faire un léger mensonge. Il n’en fallut pas davantage pour le décider à renoncer au barreau.

L’évêque de Naples lui confia le gouvernement spirituel d’un monastère de religieuses. Animé de l’esprit de Dieu, le nouveau directeur y fit fleurir la discipline, et cette maison, très relâchée auparavant, devint l’édification du pays. Résolu à quitter entièrement le monde, il entra chez les clercs réguliers de Saint Gaétan ou théatins, et prit le nom d’André (1556). Il devint bientôt maître des novices de son ordre, et, dix ans plus tard, supérieur de la maison de Naples.

Le 10 novembre 1608, à l’âge de quatre-vingt-huit ans, notre saint était au pied de l’autel pour dire la messe ; il avait commencé les prières de la confession, lorsqu’il tomba frappé d’apoplexie. Quelques heures plus tard, il allait achever son sacrifice à l’autel de l’Agneau glorifié.

Réflexion pratique

André quitte pour toujours le barreau à la suite d’un léger mensonge, parce que les saints ne distinguent pas, dans la pratique, les petites fautes d’avec les grandes ; toutes effraient leur âme, et, pour les éviter plus sûrement, ils fuient les occasions. Demandons à Dieu la délicatesse de la conscience, et en particulier la détestation du mensonge.

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