Saint Gabriel est l’un des sept archanges qui sont toujours debout devant le trône de Dieu.
Son nom signifie force de Dieu. C’est à ce titre qu’il a mérité d’annoncer l’avènement du Christ, qui est et qui est appelé la force de Dieu, — Virtus Dei, — et ensuite de fortifier la Vierge Marie, effrayée de la surprenante merveille à laquelle le ciel l’appelait à concourir.
Saint Gabriel peut être considéré comme l’ange de la Rédemption. Ce fut lui en effet qui dicta à Daniel ses plus célèbres prophéties et lui dévoila le secret de la mort et du règne du Messie.
- Ce fut lui qui annonça la naissance du précurseur de Jésus.
- Ce fut lui que Dieu le Père envoya à la Sainte Vierge pour lui annoncer le mystère de l’Incarnation.
- Ce fut lui qui fit part aux bergers de la naissance du Sauveur et leur indiqua le moyen de le trouver.
- Ce fut lui qui avertit saint Joseph des projets homicides d’Hérode contre l’Enfant divin.
L’attribut iconographique de saint Gabriel est le lis ou une banderole portant ces mois : Ave, Maria. Le lis, ce symbole par excellence de la virginité, se rapporte, non pas à l’ange, mais à la mission qu’il avait reçue de garantir la conservation de la virginité à celle qui allait devenir Mère : il nous semble plus convenable, en conséquence, de placer le lis entre Marie et le messager qui la salue, que dans les mains de ce dernier.
Le père Cahier, dans ses Caractéristiques, dit, au sujet de l’annonciation : « La licorne… était pour le moyen âge un symbole de la force indomptable oubliant sa puissance dans le giron d’une Vierge partant elle était devenue l’emblème de la virginité, mais surtout de l’Incarnation du Verbe ; dans le sein de Notre-Dame. On en voit un exemple dans une gravure empruntée à une vieille publication allemande. Par une pieuse bizarrerie qui a son charme de naïveté, l’annonciation y prend la forme d’une battue où le Fils de Dieu, sous l’emblème de la licorne, se jette dans le sein de la Vierge par excellence… Les limiers, pressés par le cor de l’archange Gabriel, la réduisent à se réfugier dans le giron de la Très-Sainte Vierge Marie. D’autres peintures ou sculptures sont plus explicites, et les inscriptions qui les accompagnent ne laissent presque plus rien à rechercher. Ainsi, outre que les titres de la Sainte Vierge y sont inscrits en toutes lettres, les quatre chiens que le veneur mène en laisse sont : la Justice, la Paix, la Miséricorde et la Vérité, et l’air que sonne l’archange est la Salutation angélique ».





