
Questions & Réponses
La mission d’un exorciste catholique de tradition est fondamentale : elle consiste en conduire les âmes au Christ et à leur Salut, car c’est Lui le libérateur. Tout ce qui fait obstacle à une vie en union à Dieu fait obstacle à l’action de l’exorciste.
Un exorciste est avant tout un enfant de Dieu, fervent catholique de tradition. Ensuite cela dépend du tempérament spirituel de l’exorciste : l’intensité de la prière, de l’union à Dieu, de son expérience, de son intelligence, de ses connaissances en démonologie et dans les moyens d’actions et d’influence du malin (péchés, pratiques ésotériques, occultes, énergétiques etc..), de son intuition. Mais cela n’est pas facile d’évaluer ces facteurs car Dieu seul est juge.
C’est avant tout un engagement dans la Foi, donc se rapprocher d’un exorciste comme un instrument de Dieu à travers la charge qu’il a reçue. Mais c’est ensuite toujours le Seigneur qui décide et qui donne la grâce du résultat obtenu par l’intermédiaire de l’exorciste, parce que c’est à Dieu seul qu’il faut rendre grâce.
Tous les exorcistes ont connaissance de cas douloureux où il semble que rien ne va dans la vie de la personne : santé, amitié, travail, accident, des deuils soudains. C’est une action du démon qui persécute la personne presque de l’extérieur dans tout ce que la personne entreprend sans prendre possession de celle-ci.
Quant aux odeurs inhabituelles, sans origine connue, telles que : de soufre, brûlé, d’excréments, d’œuf pourri, il s’agit là de phénomènes que le démon peut provoquer comme il provoque aussi sur la matière ainsi que des maux physiques sur le corps humain.
Il peut agir également sur le psychisme à travers les rêves, les pensées, les imaginations comme également des sentiments de haine, de désespoir, d’aversion pour la foi.
Recourir à ce genre de personnes est un péché de superstition qui transgresse le premier commandement et qui est explicitement condamné dans la Bible.
Le plus souvent ce sont des guérisons provisoires qui font place ensuite à des maux bien plus graves, pouvant aboutir à la mort. Malheur à la personne qui est guérie par un mage ou un artisan du diable, car elle est liée à Satan. La personne contracte à son tour un lien, soit avec le démon, soit avec le mage/artisan du diable. Il s’agit de liens aux conséquences graves.
Le mage, comme tous les artisans du diable, agit par la force de Satan, l’exorciste lui, agit par la force du nom de Jésus, de la Vierge Marie et des Saints uniquement.
Tous les hommes sont soumis à des tentations de Satan, par son action ordinaire. Mais notre liberté est en mesure de les vaincre. Les Saintes Écritures l’expriment en nous assurant que Dieu ne permet pas que nous soyons tentés au-delà de nos forces, que nous pouvons et devons résister à Satan en étant fort dans la Foi. Et si nous résistons à Satan c’est lui qui fuira loin de nous. Nous devons cependant utiliser les moyens de la grâce que le Seigneur nous prodigue « veillez et priez afin de ne pas tomber au pouvoir de la tentation. »
Il s’agit d’un mauvais usage de la liberté, pour lequel on paie les conséquences des fautes qui ont conduit à la possession, vous êtes alors coupable de vos actes. Mais on peut aussi ne pas l’être, lorsque c’est par permission divine (Dieu veut éprouver pour mieux sanctifier, par exemple) ou bien par sortilège/maléfice, la personne subit alors contre sa libre volonté.
Les femmes sont le plus exposées aux attaques du démon parce que celui-ci veut s’en servir pour que par la suite les hommes deviennent également sa proie. Et il est avéré également qu’une femme a plus tendance à aller consulter un mage ou un artisan du diable, qu’un homme.
Il arrive qu’une famille entière soit en désordres maléfiques soit parce qu’elle subit une malédiction familiale, soit, et c’est très souvent le cas, lorsqu’un membre de la famille est lui-même un artisan d’iniquité (consciemment ou pas), ou bien lorsqu’un membre de la famille a consulté des artisans du diable.
Dieu ne le fait pas parce que, ayant créé les anges et les hommes libres, il les laisse agir conformément à leur nature intelligente et libre. Puis à la fin, quand la personne viendra à mourir, Dieu tirera les conclusions et donnera à chacun ce qu’il mérite. Dieu attend, laissant à l’homme le temps de se convertir et il se sert aussi du démon pour que l’homme puisse donner au Seigneur la preuve de sa fidélité.
« Pas un cheveu ne tombe sans la permission de Dieu. » mais tout n’est pas voulu par Dieu. Seul le bien vient de Dieu. Le mal n’a pas toujours existé, il trouve son origine dans la rébellion contre Dieu d’une partie des anges et, ensuite dans la désobéissance à Dieu d’Adam et Ève.
Ce mal a donc commencé par la faute de l’ange d’abord, ensuite de l’homme qui a abusé de ce don de Dieu. Toutefois, la miséricorde et la sagesse divine se manifestent encore, parce que Dieu, tout en tolérant le mal (parce qu’il ne renie pas ses créatures, ni les possibilités qu’il leur a données de nuire aux autres), sait tirer un bien même du mal. C’est ainsi que les maladies, les souffrances, les persécutions, les perfidies et tout le mal qu’il y a en ce monde, même si tout ne vient pas de Dieu (car Dieu autorise au diable d’agir jusqu’à une certaine limite – histoire de Job -) peut être utile à la sanctification et donc au bien.
Ils peuvent être nombreux, avant, pendant et après les prières de délivrance.
D’abord le fait que la personne ne répond pas sincèrement aux questions préliminaires aux prières de l’exorciste ; elle n’avoue pas avoir consulté un voyant ou un énergéticien par exemple, minimise ou au contraire maximise en se croyant possédée (ce que l’on nomme un hystérique ou maniaque : personne allant d’artisan du diable à artisans du diable pour entendre ce qu’elle a envie d’entendre), etc….
Après les prières de délivrance, il peut y avoir un médiocre engagement de la personne. Elle ne veut pas rendre grâce à Dieu, elle n’embrasse pas la foi catholique pleinement, elle ne veut pas se faire baptiser, elle ne prie pas ou très peu en disant : je n’ai pas le temps, j’ai autre chose à faire, etc… elle a des difficultés à pardonner sincèrement, à changer de vie, à briser les liens avec les artisans du diable, n’a pas renié ses fausses croyances/religions (croit à la réincarnation, croit avoir un don, au bouddhisme ou autre), ne veut pas rompre avec certaines amitiés (vices enracinés, amitié pécheresse, mœurs contre-nature, etc.)
Il peut aussi y avoir d’autres obstacles le jour même de l’intervention de prières de délivrance par l’exorciste, lorsque la personne n’a pas suivi les recommandations d’avant prières. Cela concerne uniquement les personnes qui continuent de s’affairer à leurs pratiques ésotériques et occultes ou bien celles qui consultent un voyant ou autre artisan d’iniquités au même moment. Dans ce cas, la délivrance n’est pas totale et le malin revient très rapidement puisque c’est la personne elle-même qui l’a convié.
Un exorcisme à distance est possible et tout aussi efficace qu’en présentiel, puisque cela consiste en prières de délivrance qui sont faites pour la personne, Dieu agit ensuite selon sa Divine liberté.
Faire un exorcisme sur une personne à son insu est rare mais possible dans le cas d’une réelle possession quand la personne n’a plus de discernement.
Une personne délivrée doit rendre grâce à Dieu, embrasser la Foi catholique, se faire baptiser si cela n’est pas le cas, prier régulièrement, assister à la messe traditionnelle etc…, éviter le péché, et suivre les recommandations données par l’exorciste, sinon un risque de récidive peut se produire.
Cela est bien expliqué dans le dogme du catéchisme de Saint Pie X (chapitre V). Au jugement particulier, l’âme si elle est sans péché et sans dette d’expiation, va en Paradis pour l’éternité ; si elle a quelque péché véniel ou quelque dette d’expiation, elle va en Purgatoire jusqu’à ce qu’elle ait satisfait ; si elle est en état de péché mortel, elle va, rebelle impénitente, au feu de l’Enfer pour l’éternité. Un enfant mort sans baptême va aux Limbes, où il n’y a ni récompense surnaturelle ni peine, car souillé du péché originel, et de celui-là seul, il ne mérite ni le Paradis ni non plus l’Enfer ou le Purgatoire.
