Saint Roch était fils d'un gouverneur de Montpellier ; ses pieux parents, déjà avancés en âge, obtinrent sa naissance par leurs persévérantes prières, se promettant de donner à Dieu l'enfant qu'Il leur accorderait.
Cet enfant du miracle naquit avec une croix rouge sur la poitrine, gage d'une toute particulière prédestination. Dès l'âge de cinq ans, il commençait à châtier son petit corps par des privations ; il se signala, en grandissant, par une grâce spéciale d'hospitalité envers les pauvres et les voyageurs.
Il n'avait pas vingt ans, quand il eut la douleur de perdre successivement son père et sa mère. Aussitôt, il vendit ses biens, se fit pauvre du Christ, à l'exemple de saint François d'Assise, entra dans le Tiers-Ordre, et vêtu en pèlerin, il prit le chemin de Rome, en demandant l'aumône.
La peste sévissait en Italie sur son passage ; il se dévoua au soin des pauvres pestiférés ; passant devant leurs lits, il prenait leurs mains, leur faisait faire le signe de la Croix, et tous se levaient guéris.
À Rome, les miracles se multiplièrent sous ses pas ; il y vécut trois ans sans faire connaître son nom et son origine, même au Pape.
En retournant dans son pays, il fut saisi par la peste et se retira mourant dans une cabane, au bord d'une forêt, où un chien lui apportait chaque jour un petit pain.
Guéri par l'intervention du Ciel, il reparut à Montpellier comme un étranger, méconnu par le gouverneur, son oncle, et jeté en prison comme espion ; là, au bout de cinq ans, il mourut étendu à terre, muni des sacrements.
On le reconnut à la croix rouge marquée sur sa poitrine. Ses obsèques furent un triomphe. Son culte est devenu et demeure populaire dans toute l'Église.
Cette courte notice fait deviner l'origine de l'expression si connue : Saint Roch et son chien.
Si nous n'avons pas à invoquer saint Roch contre la peste qui tue le corps, demandons-lui de nous délivrer de la contagion du péché qui tue les âmes.
La vie de Saint Roch nous rappelle ainsi que la charité envers les malades et les pauvres doit être unie au souci du salut de l'âme. Demandons par son intercession la grâce de demeurer fidèles au Christ et de nous préserver de toute contagion spirituelle.
Dieu tout puissant et éternel, qui avez accordé à Saint Roch,
Votre serviteur fidèle au cœur très compatissant,
que Vous aviez prodigieusement marqué dès sa naissance d’une Croix sur la poitrine,
la grâce de protéger et de guérir des maladies contagieuses et des épidémies par la puissance du signe de la Croix,
nous supplions Votre miséricorde, par ses mérites et son intercession,
de nous préserver aujourd’hui de la contagion de toute dangereuse maladie et d’une mort subite et imprévue.
Nous Vous le demandons par Jésus-Christ Notre-Seigneur.
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