Le Baptême est le sacrement institué par Jésus-Christ quand il ordonna, après sa résurrection, aux Apôtres de « baptiser les nations au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ».
Si quelqu’un ne renaît de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. (S. Jean 3.5.)
Il ne faut donc pas, en tardant à faire baptiser un enfant qui vient de naître, l’exposer à mourir sans avoir reçu ce Sacrement et le priver ainsi du ciel. Aussi le droit Canon 770 dit qu’il doit être baptisé quamprimum (le plus tôt possible).
Le ministre ordinaire du baptême solennel est le prêtre et de droit le curé (en cas de nécessité on peut présumer sa permission) et le ministre extraordinaire le diacre, en cas de nécessité.
Vu l’importance du Sacrement du Baptême pour le salut, à défaut d’un prêtre ou d’un diacre, n’importe qui, quand il y a péril de mort, doit pouvoir baptiser.
Ce baptême conféré sans cérémonies s’appelle « Ondoiement » et ne dispense pas des cérémonies complémentaires qui doivent être accomplies dès qu’on le peut par un prêtre à l’église.
Pour baptiser, il faut :
Quand le baptême n’est pas donné par un prêtre, il faut, autant que possible, un ou deux témoins pour prouver qu’on a administré ce Sacrement (Can. 742).
Recevant au baptême un être nouveau, le chrétien y reçoit un nouveau nom qui est celui d’un Saint qui sera dorénavant son patron. Le choix de son nom est très important, parce que c’est « prédestiner en quelque sorte aux vertus que ce saint symbolise » (Mgr Bertrand). Convient-il, du reste, de donner des noms païens aux enfants « nés de Dieu » « qui ex Deo nati sunt » (qui est né de Dieu) ?
Extrait du Missel de Dom Gaspar Lefebvre (1934)
Par le baptême, le péché originel est effacé et le fidèle devient membre de l’Eglise catholique. Le baptême est indispensable au salut :
“Par l’eau du Baptême, les hommes qui sont nés à cette vie mortelle non seulement renaissent de la mort du péché et deviennent des membres de l’Eglise, mais, de plus, ils sont revêtus d’un caractère spirituel qui les rend aptes à recevoir les autres sacrements."
Pie XII, Mystici Corporis Christi (29 Juin 1943)
C'était une figure : nous aussi maintenant, nous sommes sauvés par un baptême qui ne consiste pas dans la purification d’une impureté physique, mais dans l'engagement d'une bonne conscience envers Dieu. Il nous sauve à travers la résurrection de Jésus-Christ.