Lucifer a trompé Adam et Ève par une fausse promesse : « Non, vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous mangerez du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal » (Gen III, 4-5). Le « Nouvel Age » a repris à son compte les quatre mensonges démoniaques :
1 – « Vous ne mourrez pas » : C’est la Réincarnation : le temps est un cycle perpétuel, tout est évolution progressive, destruction des Premiers Principes (surtout ceux d’identité et de non-contradiction), la fin justifie les moyens : la moralité devient purement subjective, il n’y a plus de péché ni de mal. Tous les vices deviennent acceptables. Ces croyances conduisent évidemment à la négation du Jugement Divin, au désespoir, au suicide, aux possessions diaboliques, à l’usage des « mediums » (channelings), à l’hypnose, à la destruction de l’usage de la raison pour aboutir au « nirvana » bouddhiste (rôle du Yoga, du Zen et de la plupart des arts martiaux).
2– « Vos yeux s’ouvriront » : C’est l’Illumination. L’homme possède en lui-même un potentiel infini, c’est à dire Divin ; il peut donc tout faire, en se faisant guider par des guides internes venant d’un autre monde (« channelings) et d’une autre conscience. Il suffit d’accepter ce contrôle pour avoir accès à un pouvoir fantastique sur soi-même et sur les autres. Ces croyances conduisent à l’esprit d’indépendance, aux drogues, au Rock’N Roll, aux méditations et visualisations transcendantales, à la médiumnité, voyance, spiritisme, aux horoscopes, à la psychothérapie et à la psychanalyse.
3– « Vous serez comme Dieu » : C’est le Panthéisme. Dieu, l’homme et la terre sont un seul et même être ; l’homme est donc dieu. Le panthéisme nie toute distinction entre le Créateur et les créatures, la matière devient pure illusion, Dieu est une force impersonnelle. Ces croyances conduisent à l’adoration de la nature, au retour du paganisme et de l’animisme païen, aux aberrations écologistes (un chien ou une fleur sont plus importants qu’un homme), aux « droits » des animaux et des mœurs contre-nature, à la mentalité « nourriture biologique » (il peut y avoir cependant une saine recherche de nourriture biologique), à l’orgueil démesuré de l’homme qui se prend pour Dieu.
4– « Vous connaîtrez le bien et le mal » : On tombe là dans le Subjectivisme et le Relativisme. Chacun décide ce qui est bien pour lui : plus de loi morale objective, plus de vérité immuable ni de péché ; la religion est quelque chose de subjectif, licence pour tout et tous, égalitarisme. Ces croyances conduisent au péché, au vice légalisé, à la révolte des féministes et des mœurs contre-nature, aux lois anti-discrimination, au rejet de toute forme d’enseignement traditionnel dans les écoles, à l’œcuménisme conciliaire, à la liberté de conscience, au libre arbitre protestant et libéral, à la liberté religieuse et à la collégialité.





